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Place du dosage du coefficient de saturation de la transferrine (Cs-Tf) dans la carence martiale inflammatoire

La HAS valide l'indication du coefficient de saturation de la transferrine (Cs-Tf) pour le diagnostic et la suivi de la carence martiale dans les maladies chroniques avec composante inflammatoire

Contexte et Objectif:  À la demande du Conseil national professionnel de biologie médicale, la HAS a évalué l’intérêt du CS-Tf pour le diagnostic de la carence martiale (CM) dans quatre affections chroniques à composante inflammatoire (maladie rénale chronique, insuffisance cardiaque, MICI, cancers). L’objectif de cette évaluation est de modifier les conditions d’inscription de cet acte à la nomenclature (NABM), actuellement limité à la seconde intention ou à la suspicion de surcharge martiale.

Arguments scientifiques et techniques: 

  • -Limites de la ferritinémie: Modifiée par le syndrome inflammatoire, la ferritine sérique peut être normale ou augmentée, masquant une indisponibilité du fer cellulaire (CM fonctionnelle) liée notamment à l’hyperhepcidinémie.
  • -Maintien de la sensibilité : Reflet direct du fer circulant délivré à l’érythropoïèse, le CS-Tf baisse significativement (seuil généralement < 20 %) lors de l’épuisement des réserves, et conserve cette diminution même en présence d’une inflammation intriquée.
  • Stratégie thérapeutique ciblée : Le calcul du CS-Tf permet de confirmer la nécessité d’une supplémentation en fer et conditionne l’efficacité et l’adaptation posologique des agents stimulants l’érythropoïèse (ASE).

-> Décision officielle:  La HAS valide l’indication du CS-Tf pour la recherche d’une carence martiale chez les patients atteints de maladie rénale chronique, d’insuffisance cardiaque, de MICI ou de cancers, dès lors que la ferritinémie est normale ou augmentée. Le CS-Tf est par ailleurs formellement indiqué pour le suivi thérapeutique des patients supplémentés en fer ou traités par ASE, en association avec l’hémogramme et la ferritinémie.

Quelques rappels: La ferritinémie reste l’examen de première intention absolu puisqu’une valeur basse suffit à elle seule pour poser le diagnostic de carence martiale. L’évaluation du métabolisme du fer exige un prélèvement impérativement réalisé le matin à jeun pour s’affranchir de la variabilité nycthémérale du fer sérique, et à distance de tout épisode d’inflammation aiguë.

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