POINTS CLÉS EN BIOLOGIE MEDICALE
Contexte d’élaboration de la recommandation
A la demande de la Direction Générale de la Santé, la Haute Autorité de santé (HAS) a élaboré, avec plusieurs sociétés savantes et associations de patients, une première version de la recommandation de bonne pratique « Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques » en 2018.
A la suite de la publication du guide du parcours de soins pour les patients présentant une suspicion de borréliose de Lyme en 2022[1], l’actualisation complète de cette recommandation de bonne pratique est réalisée grâce à l’implication des professionnels de santé proposés par les sociétés savantes et les conseils nationaux professionnels concernés et avec la contribution active des usagers du système de santé proposés par plusieurs associations de patients[2]. La présence des usagers du système de santé au sein du groupe de travail et du groupe de lecture a permis de prendre en compte les différents courants d’opinion, leurs attentes, leurs expériences et leurs valeurs dans le cadre de ce travail.
La borréliose de Lyme est due à une infection par Borrelia burgdorferi sensu lato, bactérie transmise à l’être humain lors d’une piqûre de tique appartenant au genre Ixodes. Le risque de transmission à l’Homme d’un pathogène responsable d’une maladie à l’occasion d’une piqûre de tique, est faible (1 à 4 %) et dépend du temps d’attachement de la tique à la peau, de facteurs propres à la tique et de facteurs propres à l’individu. La borréliose de Lyme est la maladie vectorielle transmise par les tiques la plus fréquente de l’hémisphère Nord. Borrelia burgdorferi sensu lato est le pathogène le plus fréquemment transmis dans l’hémisphère Nord.
Les autres maladies transmissibles par des tiques ou maladies vectorielles à tiques (MVT) en France sont : les rickettsioses, la tularémie, l’encéphalite à tique, les fièvres récurrentes à tique, l’anaplasmose granulocytaire humaine, la babésiose, la néoehrlichiose à Neoehrlichia mikurensis, et la fièvre hémorragique de Crimée-Congo. Les co-infections (expression clinique concomitante de plusieurs infections transmises par les tiques), bien qu’exceptionnelles, peuvent également survenir.
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