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Diagnostic microbiologique des entérobactéries productrices de carbapénémases ou résistantes à la colistine (2016)

POINTS CLÉS EN BIOLOGIE MEDICALE

Dans l’état actuel des connaissances épidémiologiques, le HCSP recommande les mesures suivantes pour la détection de la résistance à la colistine associée au gène mcr-1 :

  1. De déterminer la CMI de la colistine par la méthode de référence de microdilution en milieu liquide, selon les recommandations du CA-SFM/EUCAST [21].
  2. D’utiliser :
  • Un milieu liquide Mueller-Hinton avec un ajustement de la concentration en cations (MH2),
  • Des sels de sulfate de colistine (le méthanesulfonate utilisé en thérapeutique est une prodrogue de la colistine, inactive in vitro),
  • Des microplaques ou barrettes en polystyrène dépourvues de prétraitement.

    3.De ne pas utiliser d’additifs comme les polysorbates.

4) Pour attribuer une résistance détectée par la mesure des CMI à l’expression d’un gène mcr, détecter la présence de ce gène à l’aide de techniques moléculaires, qui sont les seules permettant un diagnostic spécifique de certitude.

5) Le CNR peut mettre à disposition des souches caractérisées pour servir de souche témoin dans le cas où les laboratoires appliquent en leur sein les techniques de biologie moléculaire.

6) Dans tous les cas, les souches suspectes doivent être envoyées au CNR de la résistance aux antibiotiques (site de Clermont-Ferrand) pour confirmation et surveillance de la situation épidémiologique à l’échelon national. À noter que les souches productrices de BLSE ou de carbapénémase adressées au CNR sont systématiquement criblées pour la résistance à la colistine et la présence des gènes mcr-1/2.

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